Pays hôte de la 3e édition du Congrès international des mines qui se tient du 6 au 8 octobre à Rabat, le Gabon y défend sa stratégie de transformation locale. Occasion pour le ministre des Mines et des Ressources géologiques, Sosthène Nguema Nguema, de présenter la vision du Président Brice Clotaire Oligui Nguema. Depuis l’avènement de la Ve République, le Gabon prône la fin de l’exportation brute des matières premières.
Devant un parterre d’invités, le ministre a mis en avant le “courage politique” du Chef de l’État. Une orientation qu’il juge essentielle pour l’avenir économique du pays.
Une tribune internationale pour défendre la transformation locale
Sosthène Nguema Nguema intervenait lors du panel ministériel ayant pour thème: _« Des ressources aux chaînes de valeur industrielles: Construire l’écosystème africain ».Il était aux côtés de la ministre marocaine de la Transition énergétique, Leila Benali, du ministre sénégalais des Mines Cheikhou Oumar Seck, et du responsable saoudien Abdullah Al-Anzi.
Pour le Gabon, l’équation est simple: comment mieux capter la valeur de ses ressources ? Avec son expérience dans le manganèse, le pays dispose déjà d’un secteur structuré. L’enjeu est désormais de le transformer localement pour créer emplois, compétences et industries en aval.
Oligui Nguema au cœur du discours
Le ministre a rappelé que cette doctrine avait déjà été portée sur le terrain, notamment à Mounana avec le projet d’unité de transformation du manganèse. À Rabat, elle prend une dimension internationale. Dans un contexte mondial marqué par la ruée vers les minerais critiques pour les transitions énergétique et numérique, le Gabon veut se positionner.
Le message de Libreville est clair: la richesse du sous-sol ne se mesure plus au volume extrait, mais à la capacité du pays à la transformer en valeur ajoutée sur son sol.
















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