La pénurie de carburant qui frappe le Grand Libreville et l’intérieur du pays pourrait-elle avoir des conséquences jusque dans les hautes sphères du pouvoir ? En effet, au moment où les difficultés d’approvisionnement persistent, la crise dépasse désormais la simple question des stations-service. Elle révèle désormais les fragilités de toute la chaîne de l’aval pétrolier et pose surtout la question de l’anticipation et de la responsabilité des acteurs chargés du secteur.
Selon plusieurs sources, le chef de l’Etat gabonais, Brice Clotaire Oligui Nguema serait en passe de procéder à un remaniement ministériel dans les prochains jours. Et ce, d’autant plus que pour un pays producteur de pétrole, voir sa capitale confrontée à des files d’attente et à des difficultés récurrentes d’approvisionnement constitue un paradoxe difficilement soutenable.
Et les conséquences pourraient rapidement devenir économiques : transports perturbés, activités commerciales ralenties, coûts logistiques en hausse et inquiétudes chez les opérateurs économiques. Au regard de ces difficultés susmentionnées, plusieurs observateurs de la vie politique se posent la question de savoir si dans un tel contexte, une question s’impose : cette crise peut-elle accélérer le remaniement gouvernemental évoqué depuis plusieurs mois ?
Si aucun calendrier officiel n’est annoncé, cependant, plusieurs sources de bonne foi indiquent clairement que la gestion de la pénurie pourrait accélérer et motiver Brice Clotaire Oligui Nguema à procéder à plusieurs changements au niveau de son gouvernement Car au-delà du carburant, c’est désormais la capacité à l’équipe gouvernementale à anticiper et à répondre aux difficultés quotidiennes des Gabonais qui est interrogée.
Nous y reviendrons !















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