À l’occasion du Café Presse organisé le samedi 31 octobre 2026 par l’APIC Gabon, à la résidence hôtelière Flanna B, Harold Leckat, journaliste, juriste de formation et directeur de publication de Gabon Media Time, a appelé à renforcer la sécurité juridique et institutionnelle des entreprises de presse gabonaises.
Intervenant à la suite d’une présentation du Dr Crépin Gwodog consacrée aux enjeux de l’assurance, il a rappelé qu’une entreprise de presse, au-delà de sa mission d’information, demeure une structure économique qui investit, emploie et assume des risques financiers, juridiques et institutionnels.

« Une entreprise peut assurer ses locaux, son matériel, ses salariés ou sa responsabilité civile. Mais aucune police d’assurance ne peut totalement la protéger contre l’imprévisibilité institutionnelle, l’insécurité juridique ou l’arbitraire. », a-t-il souligné.
S’appuyant sur son ouvrage Entreprendre au Gabon : sous la brimade institutionnelle, publié aux éditions Jets d’Encre, Harold Leckat a dénoncé les lenteurs administratives, les engagements contractuels non respectés et les difficultés rencontrées par les entrepreneurs pour faire valoir leurs droits.
Pour l’auteur, cette fragilité revêt une dimension particulière dans le secteur médiatique, où la vulnérabilité économique peut également compromettre l’indépendance éditoriale. « Lorsqu’une entreprise de presse devient économiquement vulnérable, son indépendance éditoriale peut aussi le devenir. », a-t-il averti.

Face à ces défis, Harold Leckat a réaffirmé sa proposition d’un pacte national pour l’entrepreneuriat libre et engagé, fondé sur des obligations réciproques : sécurité juridique, respect des engagements et protection contre l’arbitraire pour l’État ; rigueur, transparence et responsabilité pour les entrepreneurs. « L’objectif n’est pas d’opposer l’État et l’entreprise. Il est de les réconcilier autour de la confiance. », a-t-il précisé.
Rejetant toute démarche de revanche personnelle, le directeur de publication de Gabon Media Time a résumé la philosophie de son engagement en une formule : « Ce qui m’intéresse aujourd’hui n’est pas la revanche. C’est la réforme. »
À travers cette intervention, Harold Leckat entend contribuer au débat sur les conditions nécessaires à la pérennité des entreprises privées, à la protection de l’entrepreneuriat et à l’indépendance économique des médias gabonais.















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