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Enseignement supérieur : avec une capacité de 4000 places, l’université Internationale Brice Clotaire Oligui Nguema désormais opérationnelle 

Technologies, tourisme, sciences de l’éducation : pour sa première année académique 2026-2027, l’Université Internationale Brice Clotaire Oligui Nguema du Cap Estérias élargit son offre avec trois nouveaux établissements. Une orientation qui traduit une ambition plus large du Chef de l’État : faire du capital humain l’un des moteurs de la transformation du Gabon.

Le chantier de l’Université Internationale Brice Clotaire Oligui Nguema (UNIC’BON) ne se limite pas à ses bâtiments. Il se poursuit désormais dans les amphithéâtres, les laboratoires et les salles de cours.

Pour l’année académique 2026-2027, trois établissements doivent ouvrir leurs portes au sein de cette nouvelle institution universitaire du Cap Estérias : l’Institut Supérieur de Technologies (IST), l’École Supérieure du Tourisme et la Faculté des Sciences de l’Éducation.

Trois filières différentes, mais une même logique : rapprocher la formation supérieure des besoins réels du pays.

Former pour produire, innover et transmettre

L’installation de l’IST constitue d’abord une réponse à une situation existante. L’établissement, qui évoluait depuis plusieurs années dans des conditions locatives, doit désormais disposer d’un cadre pérenne au sein de l’UNIC’BON.

Son intégration à cette nouvelle université doit permettre de consolider son dispositif de formation et de renforcer son positionnement dans les domaines technologiques, à l’heure où la transformation numérique devient un enjeu central de compétitivité pour le Gabon.

Le deuxième établissement, l’École Supérieure du Tourisme, répond quant à lui à l’émergence d’un secteur appelé à prendre une place croissante dans l’économie nationale.

Avec le développement de nouvelles infrastructures hôtelières et les perspectives d’investissement qui accompagnent la stratégie de diversification économique du pays, le besoin de compétences spécialisées devient incontournable.

Former des professionnels capables de travailler dans l’hôtellerie, la gestion touristique, l’accueil, la valorisation du patrimoine et les services associés revient ainsi à préparer les ressources humaines nécessaires à l’essor de cette industrie.

La troisième composante est peut-être la plus emblématique de la volonté de valoriser les compétences nationales : la Faculté des Sciences de l’Éducation.

Elle doit permettre de mobiliser l’expertise des enseignants-chercheurs issus notamment des anciennes ENS et ENSET, en les repositionnant au cœur des activités d’enseignement et de formation.

Autrement dit, l’État ne cherche pas seulement à construire de nouvelles infrastructures universitaires. Il entend également réorganiser et valoriser les compétences déjà présentes dans le système éducatif gabonais.

Le pari du capital humain

Cette orientation s’inscrit dans une conviction portée par le président Brice Clotaire Oligui Nguema : aucun projet de transformation économique ne peut être durable sans une génération de Gabonais suffisamment formés pour le porter.

Une route peut désenclaver une région. Une centrale peut alimenter une ville. Un hôpital peut améliorer l’accès aux soins. Mais derrière chacune de ces infrastructures, il faut des ingénieurs, des techniciens, des enseignants, des gestionnaires et des entrepreneurs capables de les faire fonctionner et d’en prolonger l’impact.

C’est tout l’enjeu du capital humain.

Avec l’UNIC’BON, le Chef de l’État cherche donc à inscrire la politique universitaire dans une vision plus directement connectée aux besoins du pays : former davantage, former mieux et surtout former dans les secteurs où le Gabon entend construire ses prochaines sources de croissance.

Une université pensée comme un investissement d’avenir

Le choix du Cap Estérias n’est pas non plus anodin. L’implantation de cette université internationale contribue à créer un nouveau pôle académique et scientifique, appelé à renforcer progressivement l’attractivité du site et à diversifier l’offre d’enseignement supérieur.

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