Journée mondiale de lutte contre les hépatites, célébré ce 28 Juillet 2026, le Gabon par la voix de son ministre de la santé le Pr Elsa Nkana Joséphine Ayo appelle à lutter contre la stigmatisation et à encourager chacun à s’informer, à se faire dépister et à accéder aux soins. C’est la quintessence d’un message délivré à l’occasion de cette journée par la patronne de la santé.
Mesdames, Messieurs
Chers compatriotes,
Le 28 juillet de chaque année, la communauté internationale célèbre la Journée mondiale de lutte contre les hépatites virales Pour cette édition 2026, le thèmeretenu est « Hépatite, parlons-en ».
Ce thème nous invite à briser le silence autour des hépatites virales, à lutter contre la stigmatisation et à encourager chacun à s’informer, à se faire dépister et à accéder aux soins.
Les hépatites virales constituent aujourd’hui un véritable défi de santé publique à l’échelle mondiale. Elles sont responsables de plus de 1,3 million de décès chaque année.
Le Gabon n’échappe malheureusement pas à cette réalité. La troisième Enquête Démographique et de Santé (EDS III 2019-2021) a estimé la prévalence de l’hépatite B à 5,8 %, avec des variations selon les régions, les groupes d’âge et les facteurs d’exposition, classant ainsi notre pays parmi les zones de forte endémie.
Par ailleurs, des données hospitalières plus récents montrent que les hépatites virales sont à l’origine de 92 % des cancers primitifs du foie et de 85 % des cas de cirrhose.
Selon l’Organisation Mondiale de la Santé(OMS), une personne meurt toutes les 30 secondes des suites d’une hépatite virale et les hépatites B et C sont responsables de plus de 95 % de cette mortalité. Face à cette situation, l’OMS a lancé, depuis 2016, une stratégie mondiale visant à éliminer les hépatites virales comme menace de santé publique d’ici à 2030.
Conscient de cet enjeu majeur, Son Excellence Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA, Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement afait de la lutte contre les hépatites virales une priorité nationale de santé publique depuis 2024.
Sous son impulsion, le Gouvernement met progressivement en œuvre des mesures structurantes, notamment le renforcement de la sensibilisation et de l’éducation sanitaire, l’introduction de la vaccination contre l’hépatite B dès la naissance dans le Programme Élargi de Vaccination,
le dépistage systématique des femmes enceintes ainsi que l’amélioration de l’accès aux traitements grâce à une politique pharmaceutique plus équitable. Ces actions traduisent la volonté des plus hautes autorités d’éliminer l’hépatite B comme menace pour la santé des populations.Aujourd’hui, en matière de gouvernance, la création d’un programme national de lutte contre les hépatites est nécessaire.
Mesdames et Messieurs,
Cette journée mondiale constitue une occasion privilégiée pour intensifier les actions de prévention, développer le dépistage, renforcer l’information du public et promouvoir les avancées scientifiques dans la lutte contre ces maladies.
Il convient également de rappeler que les hépatites virales sont, pour la plupart, évitables. Les hépatites A et E se transmettent principalement par voie féco-orale c’est-à-dire par les selles, en lien avec une mauvaise hygiène des mains, de l’eau ou des aliments. Les hépatites B, C et D se transmettent quant à elles par le sang, notamment lors de tatouages, scarifications ou actes de soins réalisés sans respect des règles d’hygiène, par les rapports sexuels non protégés ainsi que de la mère à l’enfant au cours de la grossesse ou de l’accouchement.
Comme le disait Nelson Mandela : « Une vision sans action n’est qu’un rêve. Une action sans vision ne fait que passer le temps.
Une vision accompagnée d’actions peut changer le monde. »
En cette Journée mondiale de lutte contre les hépatites virales, j’invite chaque Gabonaise et chaque Gabonais à adopter les bons gestes de prévention : se faire dépister, se faire vacciner lorsque cela est recommandé et s’informer auprès des professionnels de santé.
J’exhorte également les parents à veiller au respect du calendrier vaccinal national afin d’assurer à leurs enfants une protection efficace dès les premiers jours de vie.
Il est tout aussi essentiel de lutter contre les fausses croyances et la stigmatisation qui entourent encore ces maladies. Les hépatites virales ne sont ni une fatalité ni une honte. Diagnostiquées précocement, elles peuvent être prises en charge efficacement, permettant ainsi de prévenir leurs complications les plus graves.
Connaître son statut, c’est se donner la possibilité de se protéger, de protéger les autres et, le cas échéant, de bénéficier d’une prise en charge adaptée et précoce.
Mesdames et Messieurs,
Je tiens enfin à saluer l’engagement de tous les acteurs mobilisés dans cette lutte, notamment les professionnels de santé, l’ONG SOS Hépatites Gabon, le Réseau Gabonais contre les Hépatites Virales (RGHV), la CNAMGS, Africa CDC, l’Organisation Mondiale de la Santé ainsi que l’ensemble des partenaires techniques et financiers qui accompagnent notre pays dans l’atteinte de l’objectif d’élimination des hépatites virales.
Ensemble, faisons en sorte que plus personne ne souffre ou ne meure d’une hépatite qui peut être prévenue, dépistée et traitée.
Je vous remercie de votre aimable attention.














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