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30 août à Makokou : le comité d’organisation reçu par Brice Clotaire Oligui Nguema 

Le 30 août prochain, Makokou ne devrait pas seulement résonner au rythme des célébrations du troisième anniversaire du « coup de libération ». Pour les filles et fils de l’Ogooué-Ivindo reçus par le président de la République, ce mardi 11 août, l’enjeu est visiblement ailleurs : faire de la commémoration une occasion de montrer que la Libération peut aussi se mesurer en kilomètres de routes, en infrastructures et en réalisations concrètes.

À quelques semaines du grand rendez-vous, Brice Clotaire Oligui Nguema a reçu notables, parlementaires, cadres et forces vives de la province. Une audience placée sous le signe de la concertation, histoire de ne pas préparer le 30 août depuis Libreville avec une règle graduée et une carte routière froissée dans un tiroir. Les représentants de l’Ogooué-Ivindo ont ainsi porté les préoccupations des populations, mais également les défis liés à l’organisation de la fête et les attentes en matière de développement. Le choix de Makokou comme ville hôte est d’ailleurs présenté comme un signal en faveur d’un développement territorial qui ne se résume pas aux seuls contours de la capitale.

Car le véritable sujet est là. Derrière les tribunes, les uniformes impeccables, les discours patriotiques et les applaudissements réglementaires, il faudra bien que quelque chose reste après le départ des invités. Le chef de l’État entend précisément inscrire cette échéance dans la durée. Dix-sept chantiers structurants sont engagés à Makokou et dans les quatre départements de la province. Leur revue a permis de donner des orientations pour accélérer certains travaux, en recalibrer d’autres et préparer les prochaines inaugurations.

Routes, équipements, infrastructures : l’ambition affichée est de transformer progressivement l’Ogooué-Ivindo et, surtout, de faire en sorte que les investissements ne deviennent pas de simples décors de circonstance démontés au lendemain de la cérémonie. Parce qu’une fête nationale, aussi spectaculaire soit-elle, ne nourrit pas une population, ne désenclave pas une province et ne fait pas circuler les marchandises. Les discours passent ; les routes, elles, devraient rester. Makokou, capitale d’un jour… et laboratoire du développement territorial ?

Le message présidentiel est donc clair : le 30 août doit dépasser la seule commémoration. Il doit servir d’accélérateur à une transformation appelée à produire des effets durables pour les populations de l’Ogooué-Ivindo. Voilà qui donne à Makokou un rôle plutôt intéressant : capitale de la célébration, certes, mais aussi vitrine d’une nouvelle manière de penser l’aménagement du territoire.

Reste désormais à savoir si, après les cérémonies et les photos officielles, les populations pourront dire : « la fête est passée, mais quelque chose est resté ». C’est précisément sur ce terrain-là que le « coup de libération » sera véritablement jugé. Car au Gabon, on a suffisamment inauguré des promesses. Il serait peut-être temps que les promesses, elles aussi, commencent à inaugurer quelque chose.

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