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Fête des cultures : un bilan plus ou moins satisfaisant ! 

Durant trois jours, les librevillois se sont rués à l’avenue Jean-Paul II, afin d’assister à la 15ᵉ édition de la Fête des Cultures.  Et ce, après plusieurs années d’interruption, ce rendez-vous culturel a marqué le retour d’une manifestation emblématique, réunissant les différentes composantes du patrimoine culturel du Gabon. 

Du 21 au 23 août, les neuf provinces du pays ont été mises à l’honneur à travers la musique, la danse, l’artisanat, la gastronomie, les costumes et les traditions. Avec La République sœur du Sénégal comme pays invité d’honneur a également permis d’élargir les échanges et de donner à cette édition une dimension africaine.

Le premier enseignement de cette édition est la capacité de la culture à rassembler. La diversité des expressions présentées a permis de rappeler que les particularités provinciales constituent une richesse pour le Gabon et peuvent contribuer à renforcer le sentiment d’appartenance à une même nation.

L’événement a également offert une vitrine aux artistes, artisans, créateurs et autres acteurs du secteur culturel. Il a ainsi contribué à mettre en lumière le potentiel économique de la culture, notamment dans l’artisanat, la gastronomie, la création artistique et le tourisme.

Le retour du « Bal des Anciens » a par ailleurs favorisé la transmission entre générations, en permettant au public de redécouvrir des figures et des expressions importantes du patrimoine musical gabonais. Et ce, malgré plusieurs maladresses techniques qui ont plombé les différentes prestations artistiques. 

Par ailleurs, la nouvelle équipe dirigeante du ministère de la Culture doit également multiplier les mécanismes et stratégies avant de mieux valoriser les créateurs des œuvres de l’esprit. Aussi, les acteurs culturels doivent être davantage accompagnés. Et ce, d’autant plus que la culture représente un secteur économique à part entière, capable de créer des emplois et de contribuer au développement local.

Pour conclure, cette 15ᵉ édition semble être  un nouveau départ. Cependant, le défi est désormais de transformer l’engouement suscité par ces trois jours en actions durables. La culture ne doit pas seulement être célébrée ; elle doit être transmise, protégée, professionnalisée et valorisée comme un véritable levier de développement du Gabon.

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