Le Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC) a ouvert, ce 1er septembre 2026 à Libreville, sa deuxième session ordinaire de l’année. Au centre des débats conduits par Guy Bertrand Mapangou: la reconnaissance des terres ancestrales et des sites sacrés par le droit positif. Un des deux dossiers sensibles, avec les soins de santé sur lesquels l’institution entend formuler des recommandations aux pouvoirs publics.
Dans son allocution d’ouverture, le président Guy Bertrand Mapangou a insisté sur la nécessité de produire des recommandations «objectives» et surtout «ancrées dans les réalités de notre pays».
Sur le foncier, le CESEC veut ouvrir le débat sur la difficile articulation entre le droit moderne et les droits coutumiers. Pour le Président du CESEC Guy Bertrand Mapangou, le sol gabonais ne peut être considéré uniquement comme «une ressource marchande», puisqu’il constitue également «le berceau de notre identité».

L’institution entend donc examiner comment le droit positif, fondé notamment sur la domanialité étatique et l’exigence du titre foncier, peut mieux prendre en compte les terres ancestrales et les sites sacrés des communautés locales et autochtones.
Cette réflexion, portée notamment par des organisations de la société civile et des représentants des communautés autochtones, devrait également poser la question de la place de la mémoire et des traditions dans la République. Le CESEC va plus loin en appelant à l’instauration d’une Journée nationale fériée dédiée aux ancêtres. Une proposition que le Président du CESEC rattache directement au préambule de la Constitution, qui évoque la responsabilité du peuple gabonais devant «Dieu, ses Ancêtres et l’Histoire ». Pour GBM, il ne s’agit donc pas d’opposer tradition et modernité» mais plutôt de de rechercher un équilibre entre héritage culturel et modernisation de l’État.

Cette session intervient dans un contexte où le CESEC revendique un rôle accru dans l’accompagnement des politiques publiques. En ouvrant officiellement les travaux, Guy Bertrand Mapangou a donc appelé les conseillers à faire preuve «d’ouverture, de responsabilité et d’exigence». Car, a-t-il insiste, le foncier touche à «l’identité, au patrimoine, à la paix sociale et au développement économique”.

Le ton est donc donné pour cette deuxième session ordinaire du CESEC. Il appartient maintenant aux conseillers membres du CESEC de faire des recommandations capables de peser sur les décisions publiques et de répondre aux préoccupations concrètes des populations.















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