Comment peut-on confondre délibérément une procédure judiciaire française et une prétendue offensive judiciaire de l’État gabonais ? Après plusieurs investigations et des révélations des avocats de l’État gabonais sur la fameuse affaire des biens dits mal acquis mettant en cause les relations entre le Congo et le Gabon, Africa Intelligence s’inscrit désormais en mercenaire de la plume. Or, une lecture minutieuse du dossier ne permet pourtant pas d’établir une implication du président Brice Clotaire Oligui Nguema dans cette procédure, encore moins une quelconque volonté de sa part de s’en prendre à Antoinette Sassou-Nguesso ou à Omar-Denis Junior Bongo.
Une procédure judiciaire française, qui ne regarde ni de près ni de loin Brice Clotaire Oligui Nguema !
De prime abord, il est plus que nécessaire, pour éclairer la lanterne de l’opinion nationale et internationale, de rappeler que l’affaire dite des « biens mal acquis » est une procédure judiciaire française remontant à plusieurs années en arrière, et ce, avant l’avènement de Brice Clotaire Oligui Nguema au pouvoir. En juillet 2026, le Parquet national financier français a effectivement requis le renvoi devant le tribunal correctionnel de plusieurs personnes, parmi lesquelles Omar-Denis Junior Bongo et Antoinette Sassou-Nguesso. La décision finale sur un éventuel renvoi appartient toutefois au juge d’instruction.
Cependant, de cette réalité judiciaire à l’affirmation selon laquelle Libreville chercherait à faire traduire devant la justice française des proches du président congolais, il y a un pas que les éléments publics disponibles ne permettent pas de franchir.
Surtout, Cette procédure ne saurait être présentée comme une initiative personnelle du président Brice Clotaire Oligui Nguema. Le chef de l’État gabonais n’est pas mis en cause dans cette affaire, et rien dans les informations publiques consultées ne démontre qu’il ait ordonné ou piloté une quelconque offensive judiciaire contre Antoinette Sassou-Nguesso.
Africa Intelligence, désormais mercenaire de la plume ?
C’est précisément ici que le récit d’Africa Intelligence devient pour le moins hasardeux. Comment faire croire à une crise diplomatique entre Libreville et Brazzaville alors que les deux présidents ont, ces dernières semaines, multiplié les signes publics de proximité ?
Le 26 juillet dernier, Denis Sassou-Nguesso était à Libreville à l’invitation de Brice Clotaire Oligui Nguema. Les deux chefs d’État ont visité ensemble plusieurs grands chantiers de la capitale gabonaise, dans une séquence qualifiée officiellement de « conviviale » et marquée par « l’amitié, la coopération et la confiance » entre les deux pays. Difficile, dès lors, de transformer mécaniquement une procédure judiciaire française en crise entre les deux capitales.
Les relations entre États ne se résument pas aux titres sensationnels des rubriques de coulisses. Elles se mesurent aussi aux rencontres, aux échanges diplomatiques, aux mécanismes de coopération et aux actes posés par les dirigeants. Sur ce terrain, rien ne permet de parler d’une brouille entre Libreville et Brazzaville.
Les autorités de la 5ᵉ République mettent un point d’honneur au respect des lois et procédures judiciaires !
Rappelons que toute tentative de travestir cette procédure purement judiciaire en opposition bilatérale ou en crise diplomatique entre le Gabon et le Congo s’avère infondée et non avenue. Par ailleurs, Brice Clotaire Oligui Nguema ne dispose ni du pouvoir d’ordonner des poursuites en France, ni de celui d’initier des mises en examen. En distinguant clairement les institutions, les dates clés et les prérogatives de chacun, les rédactions évitent les pièges de l’amalgame et préservent une information rigoureuse, ancrée dans les faits et le respect de la séparation des compétences juridictionnelles internationales.
















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