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Télécommunications : Après le refus de répondre à une convocation de Brice Clotaire Oligui Nguema, plusieurs responsables d’Airtel Gabon et Canal+ aux arrêts ? 

La tension serait montée d’un cran entre la Présidence de la République gabonaise et les entreprises de télécommunications : Airtel Gabon et Canal+Gabon. En effet, selon une source digne de fois, au lendemain des mises en garde du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, à l’endroit de certains opérateurs économiques, les responsables d’Airtel et de Canal+ auraient été convoqués à une réunion avec le chef de l’État. Une convocation dont aucun des principaux responsables de ces deux entreprises n’a daigné répondre. 

C’est une véritable défiance à l’endroit de la première institution du pays, en effet, selon les informations en notre possession, les principaux responsables concernés n’auraient pas personnellement répondu à cette convocation. Ils auraient choisi de se faire représenter par des collaborateurs. Une attitude qui aurait fortement irrité la Présidence de la République gabonaise. Cette absence aurait été considérée comme un manque d’égards à l’endroit de la plus haute institution de la République.

Selon nos confrères de la rédaction de Media Afrique, les représentants dépêchés à cette réunion auraient alors été mis aux arrêts avant d’être relâchés quelques heures plus tard. Par ailleurs, cette défiance pose toutefois une question plus large sur les rapports entre les États africains et certaines multinationales opérant sur le continent. Et ce d’autant plus que les  entreprises étrangères qui investissent en Afrique bénéficient d’importants marchés et d’un accès à des millions de consommateurs. En contrepartie, elles sont tenues de respecter les lois, les institutions et les autorités des pays qui les accueillent.

Ainsi pour Brice Clotaire Oligui Nguema il est désormais indispensable de rappeler à tout opérateur économique au Gabon que la puissance économique ne signifie pas pouvoir s’affranchir des règles de la République. Au regard des rebondissements dans cette affaire le dossier Airtel Gabon pourrait être particulièrement suivi. La concession de l’opérateur arriverait à échéance en 2027. Par ailleurs, l’entreprise ferait face à un contentieux portant, selon les informations dont nous disposons, sur près de 25 milliards de FCFA. Ces éléments devront également être précisés par les différentes parties concernées. Après les récentes déclarations du chef de l’État, cette nouvelle séquence pourrait donc marquer un durcissement de la position de Libreville à l’égard des multinationales : investir au Gabon, oui ; mais dans le respect de l’État, de ses institutions et de ses règles.

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