A Libreville, Une affaire présumée de détournement de fonds publics secoue la Direction de la solde. Selon des informations portées à la connaissance de notre rédaction, Séverin Mba Ndong, agent de l’Agence nationale des infrastructures numériques et des fréquences (ANINF), affecté à la Direction de la solde, ainsi que deux de ses collègues, auraient été placés sous mandat de dépôt ce vendredi à Libreville, Rapporte notre confrère de Média Afrique New.
Au cœur de cette affaire : un mécanisme présumé de versement irrégulier de présalaires et l’introduction de bénéficiaires fictifs dans le système de rémunération des agents publics.
𝐔𝐍 𝐒𝐘𝐒𝐓𝐄̀𝐌𝐄 𝐃𝐄 𝐏𝐀𝐈𝐄𝐌𝐄𝐍𝐓𝐒 𝐈𝐑𝐑𝐄́𝐆𝐔𝐋𝐈𝐄𝐑𝐒 𝐐𝐔𝐈 𝐑𝐄𝐌𝐎𝐍𝐓𝐄𝐑𝐀𝐈𝐓 𝐀̀ 2021
Selon les éléments communiqués à notre rédaction, Séverin Mba Ndong, programmeur informatique intervenant à la Direction de la solde, est soupçonné d’avoir bénéficié, pendant plusieurs années, de versements de présalaires auxquels il n’aurait pas eu droit.
Le dispositif aurait également profité à d’autres agents, entraînant un préjudice financier pour l’État gabonais dont le montant exact reste à déterminer. Ces pratiques présumées auraient débuté en 2021 et se seraient poursuivies jusqu’à la fin de l’année 2023, période marquée par le lancement des travaux d’audit de la Task Force chargée du contrôle des finances publiques.
DES BÉNÉFICIAIRES FICTIFS INTRODUITS DANS LE SYSTÈME DE PAIE ?
D’après les mêmes informations, la découverte d’irrégularités aurait conduit la chaîne hiérarchique à suspendre les paiements litigieux. Mais cette décision n’aurait pas mis un terme aux pratiques dénoncées. Séverin Mba Ndong est également soupçonné d’avoir procédé à l’introduction volontaire de bénéficiaires fictifs dans le système informatique de la solde, permettant ainsi la poursuite de décaissements potentiellement frauduleux.
Plus préoccupant encore, certains de ces bénéficiaires seraient des membres de sa famille ainsi que des proches des deux autres agents concernés par la procédure judiciaire. Ces éléments, s’ils étaient établis, pourraient révéler des défaillances importantes dans les mécanismes de contrôle et de sécurisation de la chaîne de paiement des rémunérations publiques.
𝐋𝐀 𝐉𝐔𝐒𝐓𝐈𝐂𝐄 𝐒𝐀𝐈𝐒𝐈𝐄, 𝐃𝐄𝐒 𝐑𝐄𝐒𝐏𝐎𝐍𝐒𝐀𝐁𝐈𝐋𝐈𝐓𝐄́𝐒 𝐀̀ 𝐄́𝐓𝐀𝐁𝐋𝐈𝐑
Selon les informations reçues, les trois agents auraient été conduits à la prison centrale de Libreville à la suite de leur placement sous mandat de dépôt. Cette procédure soulève plusieurs interrogations sur les dispositifs de surveillance des opérations informatiques au sein de la Direction de la solde, notamment les possibilités de création, de modification et de validation des bénéficiaires de paiements publics.
L’enquête devra notamment permettre de déterminer l’étendue des opérations suspectes, d’identifier les éventuelles complicités et d’évaluer le préjudice financier subi par le Trésor public. Elle devra également préciser les responsabilités individuelles des personnes mises en cause.
UN NOUVEAU TEST POUR LA TRANSPARENCE DES FINANCES PUBLIQUES
Au-delà des poursuites judiciaires, cette affaire pose la question de la fiabilité des mécanismes de contrôle interne de l’administration gabonaise. Comment des bénéficiaires potentiellement fictifs auraient-ils pu être intégrés au système de paiement de l’État ? Quels contrôles étaient mis en place ? Et pourquoi les anomalies présumées n’auraient-elles pas été détectées plus tôt ?
Autant de questions auxquelles les investigations devront apporter des réponses. À ce stade, les accusations rapportées restent à confirmer officiellement et les personnes mises en cause bénéficient de la présomption d’innocence.







Leave a Reply