Libreville – La convocation des responsables du média en ligne Dépêches 241 par la Direction générale des recherches (DGR) intervient, selon plusieurs sources, dans le prolongement d’un article publié par la rédaction concernant l’entreprise Luxycard.
Le Directeur de publication, Pharel Boukika, et le Rédacteur en chef, Fabien Bibang, ont été contactés ce mardi par les services de la DGR pour un « entretien privé », selon les termes employés par l’administration. À ce stade, aucune notification officielle précisant l’objet exact de cette démarche n’aurait été remise aux responsables du média.
Selon les informations recueillies et relayées par nos confrères de Média Afrique New, cette sollicitation ferait suite à la publication d’un article consacré à Luxycard, une entreprise qui aurait fait l’objet d’interrogations dans le traitement médiatique de certains sujets liés à ses activités. Les responsables de Dépêches 241 devraient donc être amenés à apporter des éclaircissements sur les éléments publiés.
La rédaction du média a indiqué qu’elle répondrait à cette invitation dans un esprit de responsabilité et de respect des institutions, tout en rappelant le cadre légal applicable à l’exercice du journalisme au Gabon.
Dans son communiqué, Dépêches 241 souligne que le délit de presse est dépénalisé et rappelle que les différends liés aux contenus journalistiques relèvent des mécanismes prévus par la législation sur la communication, notamment sous le contrôle de la Haute Autorité de la Communication (HAC).
Cette affaire relance une nouvelle fois le débat sur l’équilibre entre, d’une part, le droit des institutions à demander des explications et, d’autre part, la nécessité de préserver les conditions d’exercice d’une presse libre et indépendante.
Pour les observateurs du paysage médiatique gabonais, l’enjeu dépasse le seul cas de Dépêches 241 : il pose la question du traitement réservé aux journalistes lorsqu’ils enquêtent ou publient des informations susceptibles de déranger certains intérêts.
L’évolution de cette situation sera suivie avec attention par les professionnels de la presse et les acteurs de la société civile attachés au respect de la liberté d’informer.













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