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Libreville : après les injures de kiki lanlaire envers Brice Clotaire Oligui Nguema, le paysage médiatique s’indigne

À Libreville, le ton monte autour de la parole publique. Alors que le Gabon poursuit son processus de reconstruction et de transformation institutionnelle, plusieurs déclarations diffusées sur les réseaux sociaux visant le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, son épouse Zita Oligui Nguema et leur famille suscitent de vives réactions. Face à cette situation, le Cercle des Médias Unis pour Brice Clotaire Oligui Nguema a décidé de prendre position.

Dans une déclaration rendue publique, le collectif dénonce ce qu’il considère comme une « dérive dangereuse » susceptible d’alimenter les tensions dans l’espace public. Son président, Kévin Mebale, annonce notamment le dépôt d’une plainte contre un activiste de la diaspora, présenté sous le nom de Sieur Anges, également connu sous le pseudonyme de « Kiki l’Enlair ».

Selon le Cercle, plusieurs accusations formulées récemment dans des vidéos diffusées en ligne ne seraient accompagnées d’aucun élément permettant d’en établir la véracité. L’activiste aurait notamment évoqué une prétendue suspension d’internet destinée à faire taire les opposants, le versement supposé de 98 millions de FCFA par des proches du chef de l’État afin de l’inciter à s’en prendre au président, ainsi que la mobilisation présumée de 20 milliards de FCFA pour financer une tournée africaine.

Le collectif relève également la référence à l’existence de « vidéos et enregistrements qui feraient trembler la République », sans que ces éléments ne soient, à ce stade, rendus publics.

Mais au-delà de ces accusations, le Cercle dénonce surtout ce qu’il qualifie d’attaques personnelles visant le couple présidentiel. Pour ses responsables, la critique politique ne saurait justifier les atteintes à la vie privée ou à la dignité des personnes. « Attaquer une mère, une épouse, c’est s’attaquer à la fonction présidentielle », estime le collectif.

Kévin Mebale rappelle ainsi que la liberté d’expression, principe fondamental du débat démocratique, ne saurait être assimilée à un droit illimité à l’insulte ou à la diffamation. « Diffamer, insulter, mentir au nom de la liberté, c’est tuer la liberté elle-même », martèle-t-il.

Le Cercle annonce par conséquent une plainte pour diffamation, outrage au chef de l’État et atteinte à la dignité. Il entend également attirer l’attention des autorités françaises compétentes sur des propos tenus depuis la France, estimant que ceux-ci pourraient porter atteinte aux relations d’amitié entre les deux pays.

Au-delà de cette affaire, le collectif s’inquiète enfin de l’existence de relais qui, selon lui, pourraient favoriser la propagation de discours hostiles jusque dans certains cercles proches du pouvoir.

À travers cette sortie, le Cercle appelle surtout à préserver la cohésion nationale et à ne pas laisser les affrontements numériques et politiques se transformer en fractures durables. « La haine ne doit pas diviser le pays », insiste-t-il.

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