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Hôtel de Ville : Eugène M’BA lance un ultimatum de 3 jours pour libérer le domaine public 

Le vendredi 10 juillet 2026, la Mairie de Libreville a publié un communiqué qui fait l’effet d’une déflagration dans les quartiers : un délai de grâce de trois jours est accordé aux contrevenants pour se mettre en conformité, avant que les services municipaux ne déclenchent une vaste offensive contre l’occupation anarchique du domaine public.

Le Maire Eugène M’BA, par la voix de son service de presse, a donné le coup d’envoi d’une campagne d’envergure qui ne laissera aucun quartier de la capitale indifférent. Marchés sauvages, garages improvisés, épaves rouillées, constructions irrégulières : tout y passe. Les populations et opérateurs économiques sont prévenus : ils disposent de soixante-douze heures pour rentrer dans le rang. Passé ce délai, la force publique interviendra sans préavis.

Le premier citoyen de la capitale a sorti l’artillerie juridique : loi sur la décentralisation, ordonnance sur l’urbanisme, règlement sanitaire, arrêtés sur les tarifs de fourrière et les droits d’occupation du domaine public. Une kyrielle de références qui ne laisse aucun doute sur la détermination des autorités à aller jusqu’au bout. « Les services municipaux procéderont-ils sans délai à la phase opérationnelle de ladite campagne », menace le communiqué, dans un style administratif qui laisse pourtant transparaître une urgence palpable.

Dans le viseur de cette opération coups de poing : les commerces illicites qui fleurissent sur les trottoirs, les stations de lavage sauvages qui transforment les artères en piscines boueuses, les épaves qui squattent les bas-côtés depuis des années, et bien sûr, ces constructions qui poussent comme des champignons sur le domaine communal. Les contrevenants, prévient la mairie, ne s’en tireront pas avec une simple admonestation. Déguerpissement par la force publique et poursuites judiciaires les attendent s’ils persistent dans l’illégalité.

Ce délai de trois jours, présenté comme un « dernier avertissement avant exécution », apparaît comme une main tendue, mais aussi comme un ultimatum sans appel. La municipalité joue la carte de la pédagogie, tout en brandissant la carotte et le bâton. Elle en appelle à « la responsabilité collective et à la collaboration des citoyens pour préserver l’ordre urbain, la salubrité et l’image de la capitale ». Une façon de dire que l’heure n’est plus aux compromis, mais à l’action.

 Les Librevillois ont désormais les yeux tournés vers ce compteur qui s’est enclenché. Dans les marchés, sur les artères encombrées, dans les quartiers populaires, le communiqué fait jaser. Certains s’activent déjà à ranger leurs étals, d’autres attendent de voir si la mairie aura vraiment le courage de passer à l’exécution. Une chose est sûre : après les promesses et les discours, les engins de chantier pourraient bien devenir les nouveaux maîtres des rues de Libreville. « Redonnons à Libreville son éclat et faisons-en une ville moderne, propre et accueillante pour tous », conclut le communiqué avec une solennité qui sonne comme un engagement solennel. Les prochains jours diront si cet éclat retrouvé passera par les décombres de l’urbanisme sauvage.

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