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ZLECAF et PAPSS  : Yves Fernand Manfoumbi milite pour un Gabon en pool position ! 

L’ancien ministre du Commerce, Yves Fernand Manfoumbi, invite le Gabon à saisir pleinement les opportunités offertes par la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF) et le Système panafricain de paiement et de règlement (PAPSS). Pour l’homme politique et économiste chevronné, ces institutions sont des leviers stratégique pour l’intégration économique du continent, à condition que les États, les banques et les entreprises accélèrent leur adaptation.

L’Afrique est à un tournant. Trop longtemps, nos économies ont commerçé davantage avec l’extérieur qu’entre elles. Ce choix a freiné notre industrialisation, nos emplois et notre souveraineté économique.

La ZLECAF change la donne. Mais une zone de libre-échange ne vaut que si les échanges sont simples, rapides et peu coûteux. C’est tout l’enjeu du Système panafricain de paiement et de règlement PAPSS, désormais déployé dans la CEMAC sous l’impulsion de la BEAC.

C’est une avancée majeure. Jusqu’ici, un commerçant gabonais qui payait un fournisseur camerounais ou congolais passait souvent par une banque correspondante hors d’Afrique. Résultat : des coûts élevés, des délais longs et une dépendance inutile aux devises étrangères. Avec le PAPSS, les paiements peuvent se faire directement en monnaies locales, plus vite, à moindre coût et avec plus de sécurité.

Pour la CEEAC, c’est un levier puissant d’intégration. Nos échanges intracommunautaires restent trop faibles. Ils ne progresseront pas sans une circulation fluide des paiements. La libre circulation des biens doit aller avec celle des règlements.

Pour la CEMAC, le PAPSS est un outil de modernisation financière. Il renforce la BEAC, améliore la compétitivité des entreprises, réduit les coûts de transaction et soutient la construction d’un véritable marché régional.

Le Gabon a tout à gagner. Le pays dispose d’infrastructures portuaires solides, d’un secteur bancaire structuré et d’une position stratégique en Afrique centrale. Il peut devenir une plateforme régionale du commerce, de la logistique, des services financiers et de la transformation industrielle.

Mais cela exige une action claire. Les entreprises gabonaises doivent être accompagnées. Les banques commerciales doivent intégrer rapidement le système. Les administrations doivent simplifier les procédures. Et la politique industrielle doit soutenir la production locale pour exporter davantage de produits transformés vers les marchés africains.

La refondation engagée par les autorités ne peut pas être seulement institutionnelle. Elle doit être économique. L’enjeu est simple : faire du marché africain notre premier espace d’opportunités.

La ZLECAF ouvre les frontières commerciales. Le PAPSS fait tomber les barrières monétaires. Ensemble, ils dessinent une Afrique plus intégrée, plus compétitive et plus souveraine.

Le Gabon ne doit pas subir cette transformation. Il doit en être un acteur central.

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